Nécrose bactérienne

Cette maladie décrite pour la première fois en 1895 sur l’ile d’Oléron d’où le nom de maladie D’Oléron qu’on lui donne aussi. Cette maladie est provoquée par le parasite de quarantaine Xylophilus ampelinus qui se développe uniquement sur la vigne. Le vieux bois ou tronc est le lieu de survie et de multiplication de la bactérie. Il sert de source d'inoculum pour contaminer le bois aoûté puis les organes herbacés.

Les cépages les plus sensibles à cette maladie sont la clairette rose et la clairette blanche, l’ugni blanc, le sémillon et le grenache.

  • Sur bourgeon : pas de débourrement ou de dessèchement de la feuille au stade de 2-3 feuilles
  • Sur feuilles : dans le cas d'une contamination par les vaisseaux, les feuilles présentent des dessèchements sectoriels du limbe de couleur "havane". Ces feuilles se décolorent entièrement et tombent. Dans le cas d'une contamination des parenchymes, les feuilles présentent des petites taches brunes à noirâtres polygonales entourées d'un halo jaune huileux
  • Sur rameaux et sarments, après le stade 4-5 feuilles étalées, on peut noter l'apparition de taches linéaires brunes entourées d'une marge huileuse qui évoluent en chancre par un éclatement formant une profonde crevasse brune ou noire selon les cépages. Les ceps les plus atteints présentent une végétation chétive.
  • Sur grappe et inflorescence, on observe un noircissement et un phénomène de coulure des boutons floraux puis un éclatement de la rafle.

La maladie vit à l'état latent dans son hôte où elle peut passer longtemps inaperçue. La bactérie étant peu mobile, elle doit être transportée soit par des boutures ou des greffons contaminés, soit par des outils de taille, de rognage, de récolte. En conditions pluvieuses, sur les ceps porteurs de la bactérie, les pleurs s'écoulant après la taille peuvent contaminer les bourgeons avoisinants dès le stade gonflement. Les dégâts sont provoqués par la prolifération de colonies bactériennes qui occasionnent des éclatements de tissus et des bouchages de vaisseaux.

La lutte contre la nécrose bactérienne est préventive.

  • Immédiatement après la taille, il est conseillé de badigeonner ou pulvériser une solution de cuivre sur les plaies de taille
  • Désinfecter les outils de taille
  • Eviter l’emploi de matériels pouvant causer des blessures (machine à épamprage, à rogner, à vendanger)
  • Brûler les sarments
  • Arracher et brûler les souches malades lorsque le foyer est limité et laisser reposer un an
  • Pendant la période de végétation : antimildiou cuprique
  • Apres le passage de la machine à vendanger, traiter avec du cuivre
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